2021-11-10
Mikola Dziadok

Reconnu prisonnier politique, le militant anarchiste Mikola Dziadok a écopé de cinq ans d’emprisonnement dans une colonie pénitentiaire à régime général. Il a été reconnu coupable en vertu de trois articles du Code pénal du Bélarus : Art. 342 (Organisation ou participation à des actions portant atteinte grave à l’ordre public), art. 361 (Appels à des actions visant à porter atteinte à la sécurité nationale du Bélarus), Art. 295-3 (Actions illégales avec emploi des substances inflammables). Mikola n’a pas reconnu sa culpabilité et raconté au tribunal le harcèlement et la torture qu’il avait subis pendant sa détention.

L’homme a été interpellé il y a un an, le 11 novembre 2020. Lors de l’arrestation, il a été sévèrement battu, du gaz au poivre a été pulvérisé dans ses yeux. Il a été filmé de force pour une vidéo destinée au Ministère de l’Intérieur. Après l’arrestation, il a été transféré à Minsk au GUBOPiK. A son arrivée, il est resté allongé sur le ventre pendant quatre heures. Il a subi de la torture : il a été battu avec une matraque, frappé sur les talons avec un taser et menacé de viol. Ses tortionnaires lui exigeaient les mots de passe et les noms d’administrateurs des chaînes Telegram. Les coups qu’il avait reçus ont été confirmés par une expertise.

Dans son dernier mot, Mikola Dziadok a déclaré : « … à tous ceux qui sont impliqués dans l’organisation de ce procès, ainsi que dans les répressions politiques dans mon pays, je veux dire : ne vous faites pas d’illusions ! Aucun morceau de papier rédigé par vos soins, aucune terreur ne peut arrêter le progrès et la libération et d’une personne. On va gagner malgré tout ! »